" L' HEURE
Il est tard et ça devrait être l' heure d' aller se coucher. Ce foutu oral me donne un mal de tête terrible. Impossible de m' en défaire. Je ne suis pas en forme je pense. Mais arrêtons de penser que la forme n' est pas là. Demain, je n' allume pas l' ordi, je bosse.
Voltaire à terminer et toutes mes fiches à réviser. On va dire que je m' y prends au dernier moment mais bon, ça aussi je m' en fou, je ne peux pas me défaire de cette indifférence...
Mon Dieu, j' ai les yeux qui se ferment devant l' écran et pourtant, j' ai encore envie d' écrire, envie de me libérer un peu de ce que je n' aime pas dire.
En plus si je vais me coucher je vais devoir faire tout mon lit, mettre les draps et tout, ce que je dis n' a aucune mais alors aucune importance. Je me sents ridicule.
Oui, il y a des filles qui me demande si c'est moi qui écris les textes qu' il y a sur mon blog en me disant qu' ils sont beaux mais je me demande, là, qui peut écrire de telles conneries! Enfin bon, passons sur ce petit interlude polémique sur ma connerie et continuons. Bien ou mal, j' aime écrire. C' est surement pour ça que j' ai peur de passer cet oral... Arf, je dois arrêter de dire ou d' écrire ça, ça m' aiderais je pense. Mais si j' arrête de dire ou d' écrire ce qui ne va pas, comment je vais faire pour les arranger? Non?
Je dois prendre conscience de la chose avant de faindre une solution. Cela me semble juste, alors mes textes seront toujours là pour m' aider. Mes mots sont là pour le faire rêver parfois. Mes mots sont pour lui dire que je ne l' oublie pas même si elle est loins, mes mots sont pour lui dire que je l' aime même si je lui dit à l' oreille et qu' il en frissonne avant de me répondre que lui aussi... Mes mots sont là pour des milliers de raisons si l' on réfléchis. Alors je vais tenter de les pérpétuer le plus possible, avec le plus de vérité possible, de franchise et de pudeur. "
Il est tard et Minou s' endore.