Moi je le sait, je l' ai vue, elle, qui marchait dans la rue, les yeux dans le vague et son sac en cuir sur l' épaule.
Elle marchait, pour ne pas tomber. Elle marchait, pour ne pas s' effondrer au milieu de tout ces gens, à côté de qui tu pourrais mourir, ne te regarderait même pas.
Elle marche. Sa course devient presque une obsession, elle se retrouve au bord de la plage. Face à la mer. Face à elle-même.
C' est juste le moment où son ipod décide de faire passer sa chanson.
AGAIN
Encore une fois, elle est là. Le bonheur d' un côté et toutes le merdes de l' autre. Pourquoi? Pour quoi...
Elle fixe la mer, il y a beaucoup de vent, ça fait couler une larme qui s' en va tomber sur ses joues.
" C' est formidable... " Elle murmure.
Elle reste debout. Son portable sonne. Quelque seconde on suffit.
Il faut rebasculer. Sans se brûler les ailes. Elle raccroche, regarde la mer et augmente le volume au maximum.
C' est ce qu' elle aime faire dans ces cas là. Tout mettre au maximum pour oublier que ça reviendra.
Comme le début d' une chanson triste que l' on passe tout le temps parce qu' il donne envie de pleurer. "
